La transition énergétique n’est plus une tendance, c’est une nécessité. Dans le bâtiment, elle se traduit par des choix techniques plus vertueux, des matériaux à faible impact carbone et une recherche constante de performance énergétique. Mais cette ambition doit s’accompagner d’un pilotage précis des coûts et d’une vision à long terme.
C’est là qu’entre en jeu l’économiste de la construction : un acteur capable de relier innovation, faisabilité et équilibre budgétaire.
Cas concret : Lors d’un projet d’aménagement sur une surface de plusieurs hectares actuellement inutilisée par le client, le maître d’ouvrage souhaitait y intégrer une production d’énergie renouvelable.
Il était craint que cette option soit trop onéreuse.
C’est notre analyse d’économiste qui a rendu l’opération possible :
- on a réalisé un chiffrage comparatif entre plusieurs solutions démontrant l’intérêt d’une installation photovoltaïque de plusieurs hectares
- on a intégré les données de coût global montrant que les économies de fonctionnement compensaient le surcoût d’investissement en moins de 12 ans,
- on a proposé des optimisations techniques ciblées pour allouer le maximum du budget vers l’innovation,
- on a accompagné la MOA dans la justification réglementaire et énergétique de cette solution
Résultat :
- Le projet va permettre d’alimenter un hôpital en électricité
- Le maître d’ouvrage a valorisé cette décision comme un argument environnemental et économique fort, renforçant l’image du projet auprès des usagers et financeurs.
Une vision sur le coût global : au-delà du prix initial
Dans un projet de construction, le prix de départ n’est qu’une partie de l’histoire. Le coût global, c’est-à-dire l’ensemble des dépenses liées à un bâtiment pendant toute sa durée de vie, devient l’indicateur clé.
L’économiste évalue non seulement l’investissement initial, mais aussi :
- Les coûts d’exploitation (énergie, maintenance, consommables).
- Les coûts de rénovation et de remplacement.
- Les éventuelles économies générées par des solutions performantes.
Par exemple, une isolation renforcée ou un système de chauffage performant peut représenter un surcoût à la construction, mais réduire drastiquement la facture énergétique sur 30 ans. L’économiste chiffre ces écarts pour aider le maître d’ouvrage à prendre des décisions éclairées.
Exemple type d’un comparatif entre deux solutions :

Des connaissances techniques transversales
La transition énergétique mobilise un ensemble de disciplines : thermique, acoustique, ventilation, gestion des eaux pluviales, énergies renouvelables… L’économiste ne se substitue pas aux spécialistes, mais il doit comprendre suffisamment ces domaines pour en analyser les impacts financiers et techniques.
Cette transversalité lui permet de :
- Comparer différentes solutions à performance équivalente.
- Identifier les effets indirects d’un choix technique (par exemple, la modification de l’enveloppe thermique sur la ventilation).
- Anticiper les contraintes réglementaires futures.
« La mission de l’économiste de la construction s’effectue en étroite collaboration avec les architectes, les ingénieurs et les entrepreneurs. »
Il doit comprendre et analyser le projet dans sa globalité afin de réaliser une étude technique et financière pertinente, ce qui nécessite un véritable dialogue au sein de la maîtrise d’œuvre et avec la maîtrise d’ouvrage.
Cette formulation, issue du site Orientation Centre-Val de Loire, met en lumière la nécessité de l’économiste à communiquer efficacement avec les différents métiers du secteur (architectes, ingénieurs, entrepreneurs), en articulant à la fois les dimensions techniques, économiques et réglementaires du projet.
En résumé, il agit comme un traducteur entre la technicité des solutions et la réalité économique du projet.
Se former pour rester pertinent
Les innovations dans le domaine énergétique apparaissent à un rythme soutenu : nouveaux isolants biosourcés, pompes à chaleur de dernière génération, panneaux solaires hybrides, systèmes de stockage d’énergie… Sans formation continue, il est difficile de rester pertinent.
L’économiste doit donc investir du temps dans :
- La veille technologique : salons professionnels, conférences, publications spécialisées.
- La formation réglementaire : intégration des nouvelles normes énergétiques et environnementales.
- L’expérimentation : visites de chantiers pilotes, retours d’expérience sur des solutions innovantes.
Exemples de formations :
- Formation RE2020 & ACV (CSTB, certificateurs indépendants)
- Certification HQE (Haute Qualité Environnementale)
- Formation “Ingénierie de la performance énergétique des bâtiments” (CSTB, INSA, ENSAM, etc.)
- Formation Coût Global
Cet effort de mise à jour permanente est indispensable pour garantir que ses recommandations ne soient pas seulement conformes aux exigences du moment, mais aussi pérennes sur le long terme.
Un rôle stratégique dans la transition énergétique
En intégrant la dimension énergétique dans ses analyses, l’économiste de la construction apporte une réelle valeur ajoutée :
- Optimisation financière : arbitrer entre coût initial et économies futures.
- Accompagnement à la décision : traduire les performances techniques en chiffres compréhensibles.
- Sécurisation des choix : éviter les investissements coûteux qui ne tiendraient pas leurs promesses.
Pour nos projets, nous réalisons systématiquement, dès les études de faisabilités un calcul en coût global sur la mise en place d’installation photovoltaïque sur site, afin d’en déduire la capacité de production et la rentabilité”.
Benjamin LAGNEAUX, Directeur Général d’ECOCE INGENIERIE
Ci-dessous les résultats de Retour Sur Investissement d’une installation photovoltaïque préconisée sur une opération de maison médicale :

Dans cette mutation du secteur, l’économiste devient un conseiller stratégique capable de concilier exigences environnementales et viabilité économique.
Contactez-nous si votre projet fait face à un défi économique et de performance face à la transition énergétique !
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