En deux mots
L’économiste de la construction, c’est la personne qui fait le lien entre le projet imaginé et le budget réel. Quand il est spécialisé dans l’éco-construction, il ajoute une dimension supplémentaire : il intègre l’impact environnemental, le coût global et la durabilité des choix techniques.
Missions principales
- Estimer les coûts : donner une valeur chiffrée aux idées, du simple croquis jusqu’au projet détaillé (APS, APD, PRO…).
- Élaborer les pièces écrites : CCTP, DPGF, quantitatifs… bref, tout ce qui permet aux entreprises de répondre.
- Analyser les offres : comparer les devis, détecter les oublis ou incohérences, proposer des arbitrages.
- Suivre le chantier côté budget : vérifier les situations de travaux, anticiper les avenants, informer le maître d’ouvrage.
- Intégrer la dimension durable : évaluer l’empreinte carbone, le confort d’été, le recyclage des matériaux, la filière locale, le coût d’entretien futur.

Qualités nécessaires
- Rigueur et méthode : les chiffres doivent être fiables.
- Capacité d’anticipation : prévoir l’impact d’un choix aujourd’hui sur le budget et la maintenance dans 20 ans.
- Curiosité technique : connaître les innovations (béton bas carbone, isolants biosourcés, ventilation naturelle…).
- Dialogue : savoir échanger avec des profils très différents (architectes, bureaux d’études, entreprises, maîtres d’ouvrage).
Formation et parcours
Un économiste de la construction”durable” est un économiste de la construction dans la formation, il suit donc un parcours identique :
- Bac +2/3 : BTS Études et économie de la construction, BUT Génie civil.
- Bac +5 : Écoles d’ingénieurs (INSA, ESTP…), masters spécialisés en économie de la construction ou en éco-conception.
La valeur ajoutée de durabilité est apporté le plus souvent par une volonté de se former en parallèle au domaine de l’énergétique, de l’environnement, de coût global, coût carbone, entre autres :
- Formations complémentaires possibles : certification OPQTECC, modules sur la RE2020, ACV bâtiment, labels HQE/BREEAM., ingénierie de la performance énergétique, réhabilitation thermique des bâtiment….
Où travaille-t-il ?
- Bureaux d’études spécialisés (comme ECOCE INGENIERIE).
- Cabinets d’architecture et de maîtrise d’œuvre.

Perspectives d’évolution
Avec l’essor de la construction durable et des réglementations environnementales (RE2020, taxonomie européenne, labels biosourcés…), la demande d’économistes capables de conjuguer coût et durabilité est en forte hausse.
À terme, il peut évoluer vers des fonctions de :
- Formateur spécialisé en économie circulaire et bâtiment durable.
- Expert en coût global,
- Consultant indépendant.
Une direction assumée

Parler d’“économiste durable”, ce n’est pas juste ajouter un mot à un intitulé de poste. C’est une orientation claire, presque une posture. Certains économistes se contentent encore d’additionner des devis pour vérifier si “ça rentre dans l’enveloppe”. L’approche durable, elle, oblige à regarder plus loin : le carbone stocké dans un matériau, la provenance des ressources, la sobriété d’usage, la capacité du bâtiment à rester performant dans 30 ans.
C’est un choix, pas une mode. Un choix qui implique de se former en continu, de questionner les habitudes, d’accepter parfois de bousculer les certitudes de conception. Mais c’est aussi ce qui rend le métier plus passionnant aujourd’hui : on ne parle plus seulement d’euros, on parle de sens, de cohérence et d’impact sur la société.
En somme, l’ajout du mot “durable” n’est pas un adjectif de plus. C’est un cap. Et pour beaucoup de jeunes économistes, c’est une direction crédible pour continuer à exercer ce métier demain.
Contacter nous si notre expertise vous est nécessaire dans le cadre de vos missions d’économie de la construction nécessitant une approche durable !
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ECOCE Ingénierie intervient sur des opérations de santé, de logement, d’enseignement, de tertiaire et d’équipements publics.
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